🐸 L’autoédition, ma petite expérience

        Bonjour les masos,

        Aujourd’hui, je vous retrouve pour parler de ma petite expérience en autoédition. Je n’ai pas tout vu, pas tout vécu, mais je me dis que ça pourra peut-être en aider certains à se faire une idée de ce qui peut les attendre. Ici, je parlerai d’autoédition numérique puisque je n’ai pas expérimenté le format broché.

        Avant tout, pourquoi l’autoédition ?

        J’ai d’abord choisi cette route parce que j’avais très peur du monde de l’édition. J’avais beaucoup de « on dit » en tête, et la crainte que mes histoires soient dénaturées. Puis, affronter les comités lectures demande d’être un minimum blindé psychologiquement. Se prendre des refus n’est jamais facile, et j’en ai fait l’expérience lorsque j’ai réussi à prendre mon courage à deux mains pour démarcher.

        Savoir enfiler plusieurs casquettes.

        C’est la première chose que j’ai apprise en me lançant dans l’aventure. S’autoéditer demande, au choix, de déléguer ou de savoir faire. Prenons par exemple la relecture et les corrections, si vous voulez que votre bouquin soit le plus lisible possible il est nécessaire de faire appel à des bêtas-readers.

        Pour la couverture, il faut maitriser un minimum les logiciels de montage ou déléguer à un graphiste. Et c’est sans compter sur la mise en page, la promo autour du bouquin etc…

        Amazon, pourquoi ?

        Aujourd’hui, il est difficile de passer à côté du géant Amazon. Il détient une grosse part de marché (en gros, il a plein de clients). Il propose un abonnement à une dizaine d’euros par mois pour avoir accès à un tas d’œuvres « gratuitement ». Je mets des guillemets car il y a tout de même le prix de l’abonnement dont une rémunération pour l’auteur.

        Pour ma part, après une lecture attentive du règlement, j’ai opté pour une rémunération à 35%. Vous pouvez choisir 70%, mais il est recommandé de bien lire le règlement avant pour voir ce qu’implique chaque rémunération.

        Après quelques mois d’essai sur Kobo, j’ai finalement retiré mes bouquins pour laisser l’exclusivité de distribution à Amazon afin de pouvoir m’inscrire à la « KDP sélection ». La KDP sélection place vos œuvres dans les livres accessibles « gratuitement » avec l’abonnement Amazon. Vous êtes rémunéré de 0,001 à 0,003 centimes à la plage lue.

        Être sur Amazon me parait relativement incontournable. De plus, il n’y a aucune avance financière, Amazon prélève directement sur les ventes. C’est la raison pour laquelle vous n’empochez pas 100% du prix de votre livre.

        Le gros avantage est aussi la gestion marchande et la sécurité de paiement. Pour un consommateur, il sera plus facile psychologiquement de payer sur un site avec une telle renommée que sur une petite plateforme inconnue ou sur un site marchand obscur.

Les points forts et faibles de l’autoédition :

  • Les points forts :
    • La liberté totale de choix pour la couverture et la mise en page.
    • La liberté totale du contenu.
    • Le choix de la date de sortie et de la fréquence s’il s’agit d’une série
    • Ne pas passer devant un comité de lecture pour publier
    • Les droits d’auteurs plus élevés
  • Les points faibles :
    • Si vous ne maitrisez pas les logiciels, il faut faire appelle à quelqu’un, voire le rémunérer.
    • La mauvaise réputation dû à la présence de grand nombre de livres mals mis en page et aux nombreuses fautes.
    • L’absence d’un avis professionnel et donc de suggestions d’axes d’amélioration
    • Être noyé dans la masse sans l’appuie de l’image de marque d’un éditeur
    • L’absence d’impact publicitaire d’une maison d’édition

        Ce que j’en retiens, globalement.

        S’autoéditer est une chouette expérience. Elle apprend à gérer beaucoup de choses, comme la communication ou l’étude de la concurrence, par exemple. Et elle offre une grande liberté pour gérer les prix de vente et le contenu de l’œuvre, ainsi que les dates de sortie. Mais c’est aussi quelque chose qui demande beaucoup de temps. Je ne regrette pas un instant d’avoir pris ce chemin, mais à l’avenir, je pense tenter de me tourner vers un éditeur avant d’autoéditer une œuvre.

        Pour conclure, je dirais qu’avant de se lancer dans l’aventure de l’autoédition, il faut considérer l’aspect chronophage et ne pas tourner immédiatement le dos aux éditeurs. Laissez-vous le temps de considérer toutes les possibilités avant de prendre une décision.

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3 réflexions sur “🐸 L’autoédition, ma petite expérience

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